mercredi 11 mai 2011

La Journée nationale du handicap dans la fonction publique.


Promouvoir les actions et faire connaître les services qui accompagnent les personnes handicapées au sein de la fonction publique. Ce sera l'objectif de chaque ministère et administration publique, le 12 mai, Journée nationale du handicap dans la fonction publique.
Instituée par la circulaire du Premier ministre du 27 décembre 2010, la Journée nationale du handicap dans la fonction publique a pour but de mettre en avant les actions menées par chaque ministère et administration publique afin que les personnes handicapées prennent légitimement leur place au sein de la fonction publique. Cette journée fait partie du dispositif de campagne pour sensibiliser les agents publics à la réalité du handicap.

"Cette journée sera également l'occasion de rappeler que la prise en compte du handicap ne se réduit pas à la seule dimension du recrutement. L'insertion professionnelle, le maintien dans l'emploi et la garantie d'une carrière doivent tout autant être assurés par les pouvoirs publics", ont souligné François Baroin et Georges Tron dans un communiqué. C'est également l'occasion de valoriser l'action du FIPHFP.

Philippe Van Den Herrewerghe est délégué ministériel pour l'emploi et l'intégration des personnes handicapées au ministère de l'Éducation nationale et au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche depuis 2008. Il a mis en place une série d'actions en faveur des personnes handicapées. Pour lui un seul mot d'ordre, être à l'écoute des personnes handicapées.

Pour vous, l'accès à l'emploi des personnes handicapées est-il une priorité ?

Oui, la campagne 2010 "Travailler à l'Éducation nationale avec un handicap, c'est possible", que nous avons lancée, a permis une réelle prise de conscience en faveur des personnes handicapées. A l'école et dans l'enseignement supérieur, nous avons mis en place des Missions handicaps rattachées aux directions de ressources humaines. Ces missions doivent répondre à la problématique de l'emploi, du maintien dans l'emploi, de l'aménagement du poste de travail du salarié handicapé… Aujourd'hui, il faut le reconnaître, le management n'est pas encore totalement convaincu des capacités des personnes handicapées. On invoque leur sous-qualification. Mais il existe de nombreuses possibilités en matière de formation. Je pense qu'il n'y a pas assez d'analyses individuelles faites sur la capacité de la personne, sur ce qu'elle a envie de faire. D'où l'importance d'être à l'écoute de la personne handicapée. A l'écoute, je le suis, avec Handi Écoute (01 55 55 55 06), qui s'adresse à tout agent ou enseignant handicapé à l'école ou à l'université, qui voudrait être aidé dans ses démarches ou les problèmes qu'il rencontre. Car l'emploi, c'est important, mais le maintien dans l'emploi l'est tout autant.

Qu'avez-vous mis en place pour l'intégration des élèves et des étudiants ?

Je suis responsable de la cellule Aide-Handicap-Ecole, une plateforme téléphonique qui aide les familles ayant besoin d'être informées et conseillées sur la scolarisation de leur enfant. Elle reçoit quelque 2 800 appels par an. Je m'engage aussi sur le dossier des manuels scolaires adaptés. Il en existe pour les personnes aveugles, mais pas pour les autres handicaps comme la dyspraxie par exemple. Il y a une dizaine de jours, nous avons eu une réunion avec Luc Chatel, Roselyne Bachelot et la commission Éducation du CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées). Des propositions seront faites avant le 8 juin sur les manuels scolaires adaptés. La DGESCO (Direction générale de l'enseignement scolaire) va également monter un groupe de travail sur le sujet.

Quels outils ont été mis en place pour développer la politique du handicap ?

Au premier chef, la loi du 11 février 2005 qui constitue une véritable "assurance-vie" pour nous. La mise en œuvre de son application est assurée actuellement par le plan pluriannuel 2008-2012 avec des objectifs chiffrés. Plus spécifiquement dans l'Education nationale et l'université, mon secteur d'activité, une convention a été signée avec le FIPHFP. Le plan et la convention fixent des objectifs en matière d'emplois, de formation à l'accueil et à la compréhension des autres. On a des outils pour analyser l'efficacité de cette loi et sa mise en place. Il faut toutefois aller plus loin dans le pilotage de l'application de la loi pour rappeler sans cesse les objectifs à tenir.

Que représente pour vous, la Journée du handicap dans la fonction publique ?

La possibilité de parler et faire voir le handicap. Car aujourd'hui, exister socialement et économiquement reste difficile pour les personnes handicapées. Il faut extraire le handicap du secteur médico-social. Une chose est primordiale à mes yeux : il faut sortir, se montrer. Parents ne cachez plus vos enfants, montrez-les, parce qu'une société ne peut pas s'organiser sur ce qu'elle ne voit pas. La société, qui a encore trop de préjugés sur le handicap, pense qu'une orientation professionnelle est prédéfinie par rapport à un handicap. Pour cela, les personnes handicapées doivent prendre la parole et non laisser les autres parler pour eux. La circulaire du Premier ministre instituant la journée du handicap dans la fonction publique du 12 mai, tout comme la Journée nationale du handicap du 8 juin permettent aux personnes handicapées de pouvoir se montrer.

samedi 7 mai 2011

La politique de simplification des normes du Gouvernement.


Entreprises, urbanisme, collectivités, accès aux aides européennes. Le Gouvernement a fait de la simplification des normes un de ses chevaux de bataille. Un point d'étape sur les différents axes de la politique de simplification a été fait en Conseil des ministres du 4 mai 2011.
Le texte du Conseil des ministres du 4 mai 2011

Le conseil des ministres a fait le point sur les différents axes de la politique de simplification des normes menée par le Gouvernement.

Le secrétaire d’État chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation, a évoqué la simplification pour les entreprises.

Afin de mieux maîtriser le flux de réglementations nouvelles, l’obligation de procéder à une étude d’impact avant d’édicter des dispositions nouvelles, prévue pour les projets de loi, a été étendue aux textes réglementaires ayant une incidence sur les entreprises.

Pour simplifier la réglementation existante, le Président de la République a confié une mission à M. Warsmann, président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale. Plusieurs centaines de propositions ont également été recueillies auprès des chefs d’entreprises à l’occasion d’entretiens et de réunions sur tout le territoire dans le cadre des Assises de la simplification. Sur la base de l’ensemble de ces éléments, le Gouvernement a décidé de retenir 80 premières mesures couvrant tous les aspects de la vie des entreprises, parmi lesquelles la mise en place d’un « coffre-fort électronique », qui évitera aux entreprises de se voir demander plusieurs fois par l’administration les mêmes informations ou documents, ou l’extension de la procédure du rescrit en matière sociale.

Le ministre auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration, chargé des collectivités territoriales, a fait le point de la simplification des normes applicables aux collectivités territoriales.

Depuis trois ans, le Gouvernement, le Parlement et les élus locaux partagent le même constat du coût pour les collectivités territoriales de l’inflation des normes.

Le Gouvernement a activement participé à l’élaboration de mesures de simplification qui concernent les collectivités territoriales, dans de nombreux secteurs de la vie locale : contrôle de légalité, opérations funéraires, marchés publics, délégations des élus à leurs services, etc.

Lors de la conférence sur les déficits publics, il a décidé d’appliquer un moratoire des normes nouvelles, auquel on ne peut déroger que par une décision expresse du Premier ministre ou si la mesure à prendre est rendue strictement nécessaire en application d’une loi ou d’un engagement international.

Le 17 janvier 2011, le Président de la République a confié au sénateur Doligé, président du Conseil général du Loiret, une mission visant à proposer des mesures pour simplifier les normes actuellement applicables aux collectivités territoriales.

M. Doligé a rassemblé plus de 700 propositions dans des secteurs aussi divers que les bâtiments publics, l’environnement, les marchés publics, le sport, l’urbanisme, etc. Le Gouvernement prendra en considération les conclusions de ce rapport au moyen d’un premier « train » de mesures de simplifications avant la fin de l’année, élaborées avec le concours de la commission consultative d’évaluation des normes.

Le ministre auprès du ministre d’État, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes, a évoqué la dimension européenne de la politique de simplification.

A l’échelon européen, la simplification doit devenir un critère d'examen de toute réforme des instruments financiers de l’Union européenne. La gestion des fonds européens est encore caractérisée par une trop grande complexité. La France, appuyée par vingt-deux autres Etats membres, a donc demandé à la Commission de simplifier l’utilisation de ces fonds. Elle milite également pour un droit de l’Union européenne plus simple, plus stable et plus accessible.

La France doit aussi simplifier ses propres procédures de mise en oeuvre des règles et fonds européens. Une mission en ce sens a été confiée au préfet Stéfanini pour faciliter en particulier l’accès aux aides européennes.

L’imposition de règles nationales plus strictes que ne l’exige le droit européen doit également être combattue. Cela demande tout d’abord un travail sur les normes en préparation au travers notamment d’une étude systématique des coûts et des avantages d’une éventuelle « sur-transposition ». Cela passe aussi par la recherche de simplification de situations existantes de « sur-transposition ».

Le secrétaire d’État auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, a présenté le chantier de simplification des règles d’urbanisme.

Le 14 septembre dernier, le Président de la République a demandé au Gouvernement d'engager une réforme de l'urbanisme ayant pour ambition de simplifier les règles de l’urbanisme afin de faciliter la mise en oeuvre de projets sur tout le territoire.

Le comité de pilotage « urbanisme de projet » mis en place à cet effet a rendu ses conclusions le 27 avril dernier.

Plusieurs mesures seront traduites dans des ordonnances prises en application de la loi portant engagement national en faveur de l’environnement qui seront soumises prochainement au conseil des ministres.

Filières animales : un accord pour mieux répercuter la volatilité des prix des matières premières.


Le monde agricole est confronté à des défis considérables : volatilité des prix, concurrence internationale. Afin d'améliorer les relations commerciales au sein des filières d'élevage, un accord volontaire visant à mieux répercuter les variations excessives des prix des aliments des bovins, porcs et volailles a été signé le 3 mai 2011.
"Nous avons besoin de dialogues, d'accords volontaires, de discussions entre les différentes parties des différentes filières agricoles. C'est une nécessité absolue", déclarait Bruno Le Maire le 3 mai à l'occasion de la signature de l'accord d'engagement de prise en compte des variations excessives des prix de l'alimentation animale dans les négociations commerciales.

Cet accord, signé par l'ensemble des représentants de producteurs, de transformateurs et de distributeurs (1), vise à assurer une meilleure répercussion de la variation des prix des matières premières agricoles. Les signataires s'engagent à ouvrir des négociations sur les conditions de vente des produits issus de trois filières d’élevage (porcs, bovins, volailles) en cas de variation excessive, à la hausse comme à la baisse des prix des aliments pour ces animaux.

Il poursuit plusieurs objectifs :

protéger le producteur afin qu'il ne soit pas le seul à supporter l'augmentation du coût de l'alimentation ;
défendre les intérêts du consommateur pour que ce dernier puisse bénéficier d'un prix de vente plus faible lorsque les coûts de production baissent ;
instaurer une plus grande sécurité dans les relations commerciales entre producteurs, transformateurs et distributeurs ;
renforcer la compétitivité des filières de l'élevage.
La négociation sur les conditions de vente se fera sous certaines conditions
La négociation portera tout d'abord sur les porcs, les jeunes bovins, les génisses, les bœufs et les produits issus de ces animaux : carcasses, viandes fraîches, jambon et produits de salaison, volailles entières et découpées.
Elle ne pourra se faire que si deux conditions sont simultanément réunies :

une forte variation des prix de l'alimentation animale ;
une évolution excessive de la part du coût de l'alimentation dans le prix du produit au stade de la production.
Ces conditions sont constatées quand : les indices des prix d'achat des moyens de production agricole (Ipampa) pour le secteur porcin et bovin (calculés sur la référence 2005) et l'indice coût matières premières (Itavi) pour le secteur volailles (calculé sur la base de janvier 2006) franchissent pendant trois mois consécutifs des paliers de plus ou moins 10 % par rapport au même mois de l'année précédente. Pour plus de détails, consultez l'article 5 de l'accord. Tous ces indices seront publiés par le ministère de l'Agriculture.

Enfin, "les parties signataires établiront pour la fin 2011 un bilan de la mise en œuvre du présent accord au regard des objectifs poursuivis et en tireront les conséquences pour sa reconduction" (article 7 de l'accord).

Combattre le harcèlement à l'école : des mesures mises en place dès la rentrée 2011.


Luc Chatel a présenté un plan de lutte contre le harcèlement à l'école, applicable dès la rentrée 2011-2012, lors des Assises nationales qui se sont tenues sur le sujet les 2 et 3 mai à Paris.
S'inscrivant dans la continuité des Etats généraux de la sécurité à l'école, d'avril 2010, les Assises nationales sur le harcèlement à l'école avaient pour objectif de réfléchir et de proposer des solutions pour lutter contre ce phénomène. Luc Chatel s'est réjoui que la question ait fait l'objet d'un véritable consensus.

Quatre axes forts pour combattre le harcèlement à l'école
Mieux connaître le harcèlement, mieux le suivre, former les élèves et les personnels de la communauté éducative et agir résolument contre toutes les manifestations de ce fléau, tels sont les grands axes du plan de lutte contre le harcèlement à l'école, présenté par le ministère de l'Éducation nationale.

Mieux connaître et suivre le phénomène du harcèlement. L'objectif est de constituer un corpus scientifique de haut niveau se "nourrissant des politiques menées dans d'autres pays", a indiqué Luc Chatel. Le référentiel sera diffusé par voie électronique dans tous les établissements, de la maternelle au lycée. Dès les premiers signes - retard scolaire, mauvais résultats, passages répétés en infirmerie…-, les acteurs de la communauté éducative devront se poser la question du harcèlement.

Les enquêtes de victimisation seront menées régulièrement, tous les deux ans, et permettront de mieux prendre la mesure de la violence vécue par les élèves. Depuis 2010, deux enquêtes de victimisation ont été menées :
• la première dans les écoles primaires, par l'Unicef France et l'Observatoire international de la violence à l'École(1) ;
• la seconde est en cours auprès de 18 000 collégiens et de l'ensemble des personnels de 300 collèges publics de France métropolitaine.

Luc Chatel a également indiqué que le harcèlement sera désormais intégré dans la nomenclature Sivis(2).

Mobiliser toute la communauté éducative. La lutte contre le harcèlement à l'école est un "combat commun. […] Nous avons besoin de l'engagement de tous", a déclaré Luc Chatel. Tous - parents, communauté éducative, etc. - là où les phénomènes de harcèlement peuvent s'insinuer : dans les classes, les couloirs, les cars scolaires, les cours de récréation… Ce repérage des différentes formes de harcèlement fera l'objet d'échanges et d'actions au sein des Comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté ou encore, comme l'a souligné Luc Chatel, au sein des "instances de la vie lycéenne".

Mettre en place une formation adaptée. "Pour lutter contre la violence, il faut former nos personnels", a déclaré Luc Chatel. La formation des chefs d'établissements intègrera le repérage et le traitement du harcèlement. Les équipes éducatives vont bénéficier d'un réseau de formateurs au sein de chaque académie. Une formation dont bénéficieront également les représentants des parents d'élèves.

Les élèves seront aussi sensibilisés par le biais de l'éducation aux valeurs d'humanité, de sympathie, de respect de l'autre. Luc Chatel "demande à chaque enseignant de faire de la lutte contre le harcèlement" un cas concret de "mise en œuvre des valeurs acquises dans le cadre du pilier 6 du socle commun" de connaissances et de compétences."

Luc Chatel a également demandé aux établissements scolaires de se porter volontaires "pour innover, expérimenter et évaluer […] un programme global d'amélioration du climat scolaire et de lutte contre le harcèlement(3) . Un programme qui s'articule autour de trois axes :
• une formation à la problématique du harcèlement entre pairs et au développement de l'empathie en écoles maternelles et élémentaires ;
• la médiation entre pairs lycéens et collégiens ;
• l'élaboration d'outils pédagogiques.

Traiter les cas de harcèlement avérés. Dès la rentrée 2011-2012, les Commissions éducatives, auxquelles participeront les personnels de santé et sociaux, seront chargées de prévenir et de traiter les cas de harcèlement.

Le cyber-harcèlement sera pris en compte : la question du harcèlement sera intégrée dans le Brevet information et internet. Pour faire face au harcèlement sur les réseaux sociaux, les élèves devront s'engager expressément à ne pas intimider ou harceler un autre utilisateur. De plus, Luc Chatel a annoncé un partenariat avec Facebook pour signaler les élèves "convaincus de harcèlement sur le réseau. Leur compte sera fermé", a-t-il indiqué.

vendredi 22 avril 2011

La visite du Premier ministre à Kiev sur le thème de la sûreté nucléaire .


Le Premier ministre François Fillon s'est rendu lundi 18 et mardi 19 avril en Ukraine, à la Conférence des donateurs de Tchernobyl et au sommet sur la sûreté nucléaire à Kiev.

A l'occasion du 25e anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, s’est tenue la Conférence des donateurs pour le financement des projets sur le site de la centrale, co-présidée par François Fillon, qui a permis de mobiliser au moins 550 millions d’euros. Ce soutien financier permettra d'achever les travaux de confinement du réacteur endommagé. La France contribue à hauteur de 47 millions d’euros aux projets en cours.

Accompagné de Nathalie Kosciusko-Morizet, le Premier ministre a également participé au "Sommet de Kiev sur l’utilisation sûre et innovante de l’énergie nucléaire". A cette occasion, François Fillon a proposé la mise en place d'un "mécanisme d'intervention rapide et spécifique en cas d'accident nucléaire" et d'un "centre international de formation à la gestion de crise pour les exploitants nucléaires et les autorités gouvernementales." Il a également rappelé que le nucléaire "existe, nous en avons besoin pour maintenir notre niveau de croissance sans subir une hausse des prix insupportable et pour tenir nos engagements en matière de lutte contre le réchauffement climatique". Si le risque zéro n'existe pas, "nous pouvons mettre en place les conditions pour que ce risque soit de plus en plus faible", a-t-il souligné.

La dangereuse démagogie de l'ARF ou comment détourner l'essence de la décentralisation à des fins partisanes .


L’Association des Régions de France a présenté, hier, un acte III de la décentralisation.

L’histoire de notre pays est profondément marquée par un jacobinisme exacerbé de nos dirigeants. Cette tendance a laissé de profonds stigmates : la démocratie locale était analysée avec méfiance, comme autant de foyers possibles de résistances à l’autorité centrale !

Le fait régional, porté par le Général DE GAULLE d’ailleurs, naquit par les grandes lois de décentralisation de 1981 et permit une liberté locale formidable, améliorant tout aussi formidablement la vie quotidienne de nos concitoyens.

Depuis lors, ni la droite ni la gauche ne songèrent une seconde à remettre en cause ce principe d’une République décentralisée, principe constitutionnel.

Alors, entendre à nouveau, Monsieur Alain ROUSSET, Président de l’ARF, plaider pour une abrogation de la réforme territoriale, «dans l’intérêt de la démocratie», appelant, dans le même texte, à une clarification urgente des compétences...
c’est insulter l’intelligence de nos concitoyens en créant un pauvre débat partisan là où le bon sens s’impose !

La décentralisation, comme l’a souvent réaffirmé le président de la République, c’est une conquête. Mais, élus de droite comme de gauche, il est responsable d’avouer que l’on a empilé les structures, augmenté les transferts de compétence...et multiplié, par conséquent, les complexités de notre organisation territoriale. Il est donc tout aussi responsable de la réformer. Alors reprocher au gouvernement de vouloir asphyxier les collectivités par cette réforme n’est qu'un bien mauvais procès d’intention.

Quelle cohérence politique et quelle honnêteté verraient nos concitoyens si l’État luttait seul contre le déficit public, laissant les régions poursuivre leurs dépenses inconsidérées, en créant plus d’emplois publics que l’État n’en supprime ? Et que dire de l’augmentation des dépenses locales de 40 milliards entre 2003 et 2007, en dehors de tout transfert de compétence ?
Comment croire les régions qui demandent plus de compétences propres alors que, lorsque l'État propose de les partager, comme avec l'apprentissage, elles se désengagent aussi discrètement que scandaleusement de leur financement ?

La décentralisation, nous la défendons tous, mais pas si elle doit être synonyme de fuite devant nos responsabilités.

La réforme territoriale, parce qu’elle surmonte le «conflit» de compétence entre département et région grâce au nouveau conseiller territorial, parce qu’elle rationalise l’intercommunalité, rend tout simplement service à la décentralisation.
Une démocratie locale plus efficace, n’est-ce-pas ce que nous souhaitons tous ? Hier, une nouvelle frontière est née : entre les réformateurs que nous sommes et les conservateurs que sont certains élus installés.

Franck LOUVRIER
Secrétaire national en charge des relations avec les conseillers régionaux
Conseiller régional des Pays de la Loir

Projet 2012 socialiste : un manque total de courage politique .


Déni de réalités, promesses coûteuses non financées, cadeaux irréalistes, absence d’idées novatrices, le PS ressort du réfrigérateur ses anciennes recettes…
… Et montre son incapacité à évoluer et à se projeter dans son époque.

Les choses difficiles commencent pour le PS. Après 4 années consacrées à faire de l’antisarkozysme, le Parti socialiste s’est soudain souvenu qu’il était le premier parti de l’opposition et qu’il avait la responsabilité de présenter un programme dans le cadre de la préparation de l’élection présidentielle de 2012.

A la hâte, les acteurs des années Jospin dont en premières places Martine Aubry, Laurent Fabius et même Lionel Jospin en personne ont écrit un programme qui n’est qu’un vaste pompage, un vaste recyclage des anciennes propositions du Parti socialiste, sorties pour la circonstance de leur réfrigérateur vintage 90 et tellement indigne d’un parti qui aspire à gouvernement.

Pire, le projet du PS fait comme si ces 4 dernières années le monde n’avait pas vécu et pris de plein fouet 5 crises importantes : monétaire, économique, sociale, environnementale et géopolitique.

Ce déni de la réalité trouve sa traduction dans les propositions d’un Parti socialiste en panne d’idées, en décalage complet avec les autres partis socialistes européens, formulant des promesses coûteuses non financées, copiant-collant des lois votées par la majorité gouvernementale et sur laquelle il s’est contenté au mieux de s’abstenir ou marquant sa volonté de détruire ce qui a été patiemment élaboré : abrogation de lois sur la délinquance (plus de peines plancher, de rétention de sûreté), déni de l’immigration, pas un mot sur la réforme de la sécurité sociale (retraite, assurance-maladie, famille), aucune mesure concrète sur l’Education nationale…

« Quant à l’emploi, la proposition de créer 300 000 emplois-jeunes sur 5 ans, cela ne vaut pas politique d’emploi tel qu’on pourrait l’attendre d’un grand parti politique moderne », note Jean-François Copé.

Entre les cadeaux irréalistes (suppression des grandes écoles, salaires plafonnés, l’aide au départ aux vacances de 200 euros alors que nous sommes en pleine crise mondiale…), des propositions qui correspondent à des lois votées ou en cours ( présidence de la commission des finances accordée à l’opposition, disposition pourtant inscrite dans la Constitution, mesures sur l’alternance, contractualisation des prix dans le secteur agricole, extension de la retraite complémentaire aux conjointes d’agriculteurs, création d’un pôle public d’investissement industriel… », le Parti socialiste est en pleine hypocrisie et en total manque d’idées.

Mais surtout il persiste dans sa voie historique d’absence de rigueur : rien sur la réduction de la dette mais annonce d’une augmentation de 50 milliards d’impôts ! 50 milliards d'impôts en plus, cela représente 1 300 euros par foyer fiscal !

Quant au nucléaire, le Parti socialiste reste dans le flou. Pour l’UMP les choses sont claires et pérennes : la France doit privilégier son indépendance énergétique via, notamment, l’énergie nucléaire. Une telle indépendance énergétique nécessite un haut degré de sûreté nucléaire reconnu dans le monde entier et qui reste la priorité française. C'est cette indépendance énergétique qui nous permet d'avoir des prix de l'électricité 40% moins chers que nos voisins.

Le bureau politique qui a précédé le point presse hebdomadaire a été l’occasion pour l’équipe dirigeante de l’UMP de souligner l’absence de courage politique du Parti socialiste. Et devant devant la vacuité des propositions du principal parti d’opposition on comprend mieux pourquoi le PS se complaisait tant dans l’antisarkozysme primaire.

Aujourd’hui il va devoir convaincre, débattre, expliquer, se confronter. Le Parti socialiste semble avoir fini de manger son pain blanc.

D’autant que dans ses propres rangs, le projet du PS n’a pas recueilli l’unanimité. Loin s’en faut entre Arnaud Montebourg qui le considère comme une boîte à outils, Ségolène Royal qui estime qu’il appartient ou non au candidat du PS de s’appuyer dessus.

Sans oublier les réserves de François Hollande ou les critiques acerbes de Jérôme Cahuzac sur le projet fiscal, Jérôme Cahuzac étant par ailleurs et pour mémoire le président (socialiste) de la Commission des Finances à l’Assemblée nationale que le Parti socialiste voudrait voir confier à l’opposition alors que cette disposition est déjà en vigueur et inscrite dans notre Constitution !

De son côté l’UMP, avec le concours des fédérations militantes, des Think-tanks, des parlementaires, poursuit son travail serein d’élaboration de son projet, thématique après thématique. Après l’application des peines le mois dernier, la laïcité mardi dernier, la prochaine convention, le 3 mai, se déroulera autour de la thématique de l’emploi et de compétitivité pilotée par Hervé Novelli.

Suivra en juin celle sur la justice sociale animée par Marc-Philippe Daubresse.

Tel est le rythme de l’UMP qui veut, comme le rappelle Jean-François Copé « apporter des réponses concrètes sur toutes les questions de la vie quotidienne ».