lundi 19 septembre 2011

Baroin met le projet économique du PS à la poubelle.


Le projet socialiste pour l'élection présidentielle de 2012 est bon à jeter à la poubelle, a estimé dimanche le ministre français de l'Economie, toujours confiant quant au retour de la croissance.
C'est l'argument répété en boucle par la droite ces dernières semaines: le projet économique du PS plomberait les finances du pays, précipiterait sa ruine. En cause, la création d'"emplois d'avenir" réservés aux jeunes, de postes de professeurs et de policiers.

"Il faut qu'ils s'essuient les yeux sur les fumigènes, ils ne voient plus rien, ils sont sourds, ils ne voient pas ce qui se passe dans le monde", a ainsi déclaré François Baroin, invité du Grand Rendez-vous Europe 1-i>Télé-Le Parisien.
"Il faut qu'ils mettent à la trappe, qu'ils jettent à la poubelle leur projet. Il faut qu'ils oublient ce projet de créer des emplois publics et d'augmenter de plus de 50 milliards les impôts", a-t-il ajouté.

Le "courage" et l'"expérience" de Nicolas Sarkozy, dont la cote de popularité est très faible, fera selon lui la différence pour des Français le moment venu.
François Baroin a également jugé "surréaliste" la venue de trois candidats à la primaire PS -Ségolène Royal, Martine Aubry et Arnaud Montebourg- samedi à la Fête de l'humanité.

"Ils ne sont pas venus serrer la main de Jean-Luc Mélenchon. Ils ont baisé les babouches en se faisant insulter et en disant merci. Un bon résultat", a-t-il ironisé.

Mais le ministre de l'Economie a d'autres soucis que de s'occuper des socialistes. Il va devoir ficeler un plan de rigueur, tout en comptant sur un retour de la croissance pour lui éviter de prendre des décisions trop impopulaires, à quelques mois de la présidentielle.

Pas de hausse généralisée des impôts en 2012

Sur ce plan, le locataire de Bercy s'est dit confiant: "On a corrigé la croissance à la sortie de l'été. On était sur une ligne à 2%. On l'a corrigée à 1,75 et nous avons des raisons sérieuses de considérer que c'est atteignable."
Il a estimé que le gouvernement a pris les mesures nécessaires avec son vaste plan d'austérité pour 2011 et 2012, présenté fin août, qui devrait permettre de rapporter 12 milliards d'euros de recettes à l'Etat.

"On a pris les mesures nécessaires pour garantir ce qui est le plus important", a assuré François Baroin. "Il n'y aura pas un euro de dépassement en termes de déficit par rapport à ce que nous avons pris comme engagement", a-t-il insisté.
Si le gouvernement a choisi de raboter certaines niches fiscales, "il n'est pas question une seconde d'avoir une hausse généralisée des impôts" en 2012, a encore martelé le ministre.

Source: L'express.fr

mercredi 14 septembre 2011

François Fillon : "il ne peut y avoir de doute sur notre engagement à protéger la zone euro .


Le Premier ministre François Fillon a prononcé, lundi 12 septembre à Paris, le discours de clôture du colloque international organisé par le Centre d’analyse stratégique (CAS) : "La croissance de demain".

"Il ne peut pas y avoir de doute sur notre engagement à protéger la zone euro. C'est un impératif politique : l'histoire ne recule pas", a souligné le Premier ministre. Tous les progrès réalisés pour protéger la zone euro ont été "possibles parce que nous sommes revenus aux fondamentaux de la construction européenne, à commencer par la solidarité dans l'adversité. Cette solidarité ne doit pas et ne sera pas rompue", a-t-il assuré.

A l'origine de la crise, l'endettement excessif, note le Premier ministre : "la dette publique rend les Etats vulnérables". "Pour retrouver des marges de manœuvre dans notre politique budgétaire, nous devons travailler […] à faire retomber l'endettement public en deçà de 60% du PIB" a-t-il ajouté. "Pour un désendettement réussi, il faut une politique d’assainissement budgétaire. C'est le sens de l'appel de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel en faveur de la règle d'or pour tous les membres de la zone euro", a souligné le Premier ministre.

Mais alors que "certains s’inquiètent des conséquences de cette politique pour la croissance", "le contexte est plus favorable qu’il n’y paraît pour mettre en place des politiques de désendettement public en Europe", plaide le Premier ministre. "D’abord parce que les bilans des entreprises et des ménages dans les pays du cœur de la zone euro sont sains". Et également parce qu'en France notamment, les politiques d'assainissement budgétaire s'appuient "sur des réformes structurelles qui stimulent l'activité et qui ne pénalisent pas la croissance à court terme", a précisé François Fillon.

Pour la croissance de demain, "l'amélioration de notre compétitivité est la clé" a enfin souligné le Premier ministre, ajoutant que "l'Europe a tous les atouts pour construire un chemin de croissance original", notamment grâce à la croissance verte et au développement de l'économie numérique.

Un seul objectif : la victoire en 2012 !!!


Unie et rassemblée, la famille UMP a lancé à Marseille la campagne présidentielle 2012
Main dans la main, François Fillon et Jean-François Copé ont appelé les militants au devoir de vérité et de courage Rassemblée et enthousiaste. La famille UMP dans toutes ses composantes, forces et sensibilités, venue de toutes les régions de métropole et d’Outre-mer, était à l’unisson dimanche matin autour de Jean-François Copé et de François Fillon pour lancer officiellement depuis Marseille, « cette ville où le PS ne sent pas la rose », la campagne présidentielle 2012 de l’UMP autour de son candidat naturel : Nicolas Sarkozy.

Et Nicolas Sarkozy, notre président de la République, était dans les cœurs, les esprits et les cris enthousiastes et porteurs des 6 000 militants présents à Marseille lors de cette troisième et dernière journée d’un Campus qui restera inscrit dans la vie de notre mouvement tant par son organisation que par la ferveur suscitée.

Aux premiers d’entre eux les 2000 Jeunes Populaires et Jeunes Actifs qui, par la voix de Benjamin Lancar et Franck Allisio, ont prêté le « serment de Marseille ».

« Nous sommes prêts à nous lever, à tout donner. A tout donner pour notre famille politique, à porter notre projet pour la France, pour et autour de Nicolas Sarkozy. La France mérite mieux qu’un président normal. Nicolas Sarkozy ne rêve pas, il agit, lui », lançaient-ils de concert.

Le pilote, nous l’avons !

Et l’action de Nicolas Sarkozy, si déterminante, si salvatrice pour l’avenir de la France, de l’Europe et de l’organisation policée de notre monde, chacun à leur tour Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, Jean-Claude Gaudin, président du groupe UMP au Sénat, Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale et Gérard Larcher, président du Sénat, l’ont saluée.

Tout en insistant chacun et avec force sur la nécessité de l’unité de notre famille à l’approche d’une échéance si capitale. D’autant, souligne Christian Jacob, que « le pilote, nous l’avons : c’est Nicolas Sarkozy. Il est ce moteur indispensable pour la France, pour l’Europe. Il faudrait avoir des œillères pour pouvoir contester cela ».

« Fier » du travail accompli par la majorité depuis le début de ce quinquennat, « nous devons plus que jamais exprimer nos convictions », poursuit Christian Jacob fustigeant « l’immobilisme, la paralysie des neurones » d’un PS plus préoccupé de ses primaires que de l’avenir de la France.

Vérité et courage

A ce travail de la majorité, le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, y a associé l’ « inoxydable » François Fillon. « Vous tenez le cap des réformes et du redressement de la France. Votre politique correspond à l’intérêt du pays. En cela vous faites honneur à tous ceux qui participent et soutiennent ce travail et à votre famille politique».

Ce « discours de vérité et de courage » du Premier ministre comme l’action de Nicolas Sarkozy « qui a su garder par gros temps le cap de l’avenir, qui a donné force, engagement et dignité à notre pays » sont autant d’éléments qui font entrevoir à Gérard Larcher la victoire en 2012. Une victoire qui ne peut avoir d’existence sans, selon lui, la force d’un troisième pilier : l’UMP. « Sous l’impulsion de Jean-François Copé, l’UMP ouvre les débats que d’autres s’interdisent, ouvre la voie à un air frais, offrant ainsi une vraie vision d’avenir s’appuyant sur un bilan ».

Marquant comme beaucoup d’autres son « bonheur » de partager un tel moment, Bernard Accoyer a été impressionné par l’affluence de ce campus (plus de 10 000 personnes sur les 3 jours). Pour lui, « si nous sommes si nombreux, c’est que rarement la France aura eu autant besoin de se rassembler pour défendre, face à la gauche, les valeurs qui nous sont chères : celles de la France de toujours ».

Une envie de vivre et de réussir ensemble

Et cette France, « c’est pour elle que nous sommes réunis, c’est pour elle que nous sommes engagés et c’est pour elle que, chaque jour, nous nous battons, tous unis avec Nicolas Sarkozy », reprend Jean-François Copé notant combien l’action du président de la République s’inscrivait dans le patriotisme du XXIème siècle, « fidèle à ses racines, ouverte sur les autres et le monde avec cette envie de vivre et de réussir ensemble ».

Invitant sans relâche notre formation politique à s’ouvrir au monde, Jean-François Copé a invité les participants de ce campus à prendre un peu de hauteur. Et de regarder notre pays, la France, sous un autre angle : 5ème force économique mondiale, pays où l’on vit le mieux au monde et pays qui ne représente que 0,5% de la superficie mondiale et à peine 1% de la population dans ce « nouveau monde qui est en train de naître ».

Les récentes crises (financière, économique, sociale, environnementale, géopolitique) sont autant de mutations profondes qui rebattent les cartes entre les peuples, les nations et les continents.

Autant de situations qui nous obligent à « être lucides sur la gravité des enjeux », autant de situations qui « nous engagent à la vérité et au courage », souligne Jean-François Copé pour qui « le devoir de courage c’est d’abord de prendre les décisions nécessaires pour réduire rapidement les déficits. Dans le contexte mondial tourmenté que nous connaissons, ce qui compte c’est la solidité et la réactivité des dirigeants ». Ni Martine Aubry, ni François Hollande n’ont ces aptitudes. Leur refus de voter la règle d’or prouve que l’intérêt supérieur de la France et des Français n’est pas dans leur programme. Et que décidemment, rétrogrades et passéistes, il ne peuvent s’inscrire dans le nouveau monde qui se créé.

3 priorités pour préparer l’avenir

« Ce nouveau monde, ce n’est pas la fin de la France, c’est une nouvelle espérance », estime Jean-François Copé qui fixe dans ce nouveau contexte 3 priorités pour préparer l’avenir :


changer notre modèle de croissance en dépensant moins et créant plus, en remplaçant la dette par le travail et l’innovation, en allant chercher la croissance au-delà de nos frontières. Simplifier notre rapport au travail, alléger le coût du travail (par notamment la TVA anti-délocalisation), transformer notre tissu industriel en misant sur la croissance de nos entreprises intermédiaires… sont autant de pistes évoquées par notre secrétaire général, fruits notamment de nos conventions


l’éducation « parce qu’il n’y a pas de grande nation soudée et puissante sans un effort éducatif ambitieux : autonomie des équipes éducatives, développement des classes métiers-études, validation des savoirs fondamentaux à l’entrée du collège…


renforcer notre pacte républicain. « Soyons fermes sur nos valeurs et sur le respect d’un principe simple : l’équilibre des droits et des devoirs. Sans cet équilibre notre communauté nationale se déchire et les égoïsmes prennent le pas sur le bien commun», souligne Jean-François Copé.

3 priorités pour un objectif : mener à la victoire. Avec un engagement de tous fondé sur le cœur et la générosité, « ce mot que l’on n’ose plus prononce alors qu’il est le plus beau de tous ».

Lucide sur les enjeux

Aux jeunes militants de l’UMP, François Fillon, à l’instar de Jean-François Copé, a conseillé d’être lucides sur les défis et contraintes qui pèsent sur notre avenir. « Avoir 20 ans, note-t-il, ce n’est pas nécessairement courir derrière des illusions et ce n’est pas exiger de la société plus qu’elle ne peut vous donner. Exigez la vérité plutôt que les mirages, choisissez l’action plutôt que la commisération », lance-t-il, s’étonnant de certaines mesures préconisées par le PS : « quelles valeurs servent-elles ? Est-ce celles de l’audace ? Est-ce celles du mérite ? Est-ce véritablement celles de la solidarité ? Où est-ce l’annonce mensongère d’une existence sans défis ? »

Cette vérité et ce courage, François Fillon l’exige également sur le débat de la dette (règle d’or) auquel le PS préfère la fuite et la déresponsabilisation. « Tout parti et tout programme ignorant les contraintes financières devra être considéré comme inconséquent », prévient-il.

Unité, condition de notre réussite collective

Dans la campagne présidentielle ouverte par l’UMP ce week-end au Campus de Marseille, François Fillon a assuré qu’il y prendrait « toute sa part » et a demandé à tous les membres de notre famille politique d’adhérer aux trois engagements du pacte de Marseille : rester unis autour du président de la République « car l’unité est la condition de notre réussite collective ; porter haut nos valeurs et défendre notre action face au front conservateur qui va aujourd’hui de l’extrême droite à l’extrême gauche ; continuer à bâtir notre projet « parce qu’il n’y a pas de victoire électorale sans domination intellectuelle ».

C’est toute la philosophie de la démarche de l’UMP initiée par Jean-François Copé qui organise, semaines après semaines, des conventions thématiques dans le cadre du Projet 2012 de l’UMP pour apporter des réponses concrètes aux questions des Français et servir notre idéal commun : la République.

jeudi 30 juin 2011

Xavier Bertrand : "Nous devons redonner confiance aux Français dans notre système du médicament" .


Xavier Bertrand et Nora Berra ont présenté les grandes lignes du nouveau système du médicament après avoir reçu le rapport de synthèse des Assises du médicament le 23 juin. Objectif : restaurer la confiance des Français dans le médicament.

"Les Français ont besoin d'avoir confiance en leur médicament", a déclaré Xavier Bertrand qui a rappelé que le rapport de l'Igas de janvier 2011, à la suite du drame du Mediator, "avait établi clairement qu'il y a eu des défaillances graves dans le fonctionnement de notre système du médicament et de notre police du médicament." D'où l'objectif de "rebâtir un nouveau système du médicament, un nouveau système de sécurité sanitaire.[…] C'est la condition de la confiance dans nos médicaments."

Au cœur de la réforme, la pharmacovigilance sera accrue. Désormais, le médicament sera suivi "tout au long de sa vie" selon les termes du ministre de la Santé. Les notifications des médecins sur les effets indésirables seront simplifiées et favorisées. Les alertes ne pourront plus rester lettre morte : un dispositif de médiation présent au sein de chaque institution de santé permettra de recevoir les recours en cas de non traitement d'une demande ou d'un dossier.

"Nous n'attendons pas simplement d'avoir plus de médicaments, mais d'avoir des médicaments qui soignent mieux, ou au moins aussi bien que possible", a déclaré Xavier Bertrand. Ainsi en France, pour être remboursé, tout médicament devra apporter la preuve de sa valeur ajoutée thérapeutique (VAT). A l'échelon communautaire, Xavier Bertrand a précisé la position française : cette même VAT doit être prise en compte dans le processus d'octroi de l'autorisation de mise sur le marché (AMM). Concrètement, il s'agit d'évaluer le nouveau produit par rapport à celui de référence sur le marché. "Un combat que j'entends mener au niveau européen", a déclaré le ministre qui rencontrera le commissaire européen John Dalli, la semaine prochaine.

Xavier Bertrand a également annoncé une "réévalution du rapport bénéfice/risque des médicaments les plus anciens". "Nous consommons trop de médicaments en France"(1), a-t-il déclaré.
Création d'un portail public du médicament

Parmi les mesures fortes, le ministre de la Santé a annoncé la création d'un Comité stratégique de la politique des produits de santé et de la sécurité sanitaire. Il se réunira toutes les semaines en comité opérationnel avec un représentant du ministre, et tous les trimestres en comité stratégique, sous la présidence du ministre lui-même.

Un portail public du médicament est créé. Un site destiné à devenir la référence tant pour les professionnels que pour le grand public regroupera les informations de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament), de la HAS et de l'Assurance maladie. Il permettra de disposer d'une information publique, indépendante et de qualité.

L'Afssaps est réformée. Dirigée par Dominique Maraninchi depuis le 22 février(2), l'Afssaps devient l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). L'ANSM bénéficiera d'un nouveau mode de financement qui sera assuré par des subventions de l'Etat, lequel percevra des taxes et des redevances de l'industrie pharmaceutique. De plus, afin d'assurer une meilleure vigilance sur les sujets à traiter, la mobilité des postes à responsabilité sera la règle.

La réforme du médicament se décline en trois grands axes :

lutter contre les conflits d'intérêt et pour la transparence des décisions.
mettre en place un système qui face que le doute doit bénéficier au patient.
mieux informer les patients et mieux former les professionnels de santé.

Remaniement ministériel du 29 juin 2011.


Sur la proposition du Premier ministre, le Président de la République a mis fin aux fonctions de Mme Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie.

Il a nommé :

M. François Baroin ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie.

Mme Valérie Pécresse ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l'Etat, porte-parole du Gouvernement.

M. François Sauvadet ministre de la Fonction publique.

M. Laurent Wauquiez ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

M. Jean Leonetti ministre auprès du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes.

M. Thierry Mariani ministre auprès de la ministre de l'Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé des Transports.

M. Marc Laffineur secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Défense et des anciens Combattants.

M. David Douillet secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Français de l'étranger.

Mme Claude Greff secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, chargée de la Famille.

mercredi 11 mai 2011

Sécurité routière, le gouvernement durcit les règles.


Les avertisseurs de radar vont être interdits et les panneaux indiquant la présence de radars fixes seront supprimés.

Un excès de vitesse de plus de 50 km/h par rapport à la vitesse autorisée va devenir un délit dès la première infraction et les panneaux indiquant la présence de radars fixes vont être supprimés, a annoncé mercredi Matignon à l'issue d'un comité sur la sécurité routière. "Pour en finir avec le comportement irresponsable de ceux qui s'autorisent à rouler à des vitesses très abusives, les excès de vitesse de plus de 50 km/h seront désormais qualifiés juridiquement, dès la première infraction, de délit", et donc passibles d'une peine de prison, indiquent les services du Premier ministre dans un communiqué.

Autre mesure prise pour "dissuader les excès de vitesse", les avertisseurs de radar vont être interdits et les panneaux indiquant la présence de radars fixe supprimés, d'après la même source. En outre, 1 000 nouveaux radars seront déployés d'ici à la fin de l'année 2012 et des radars mobiles de nouvelle génération, à partir de véhicules en circulation, seront expérimentés dès cette année. "Sur plus de 23 000 vies sauvées depuis 2002, 13 500 l'ont été grâce à l'amélioration du comportement des Français en matière de vitesse", souligne Matignon, selon qui "au moins 770 vies pourraient encore être sauvées par an si les limitations de vitesse étaient respectées de tous".

Alcoolémie

En matière d'alcoolémie, le seuil légal reste à 0,5 g/l - alors qu'un abaissement à 0,2 g avait été évoqué -, mais tout taux supérieur à 0,8 g/l "sera sanctionné par le retrait de huit points au lieu de six". "La conduite sous l'emprise de l'alcool est la première cause infractionnelle de mortalité au volant", relève Matignon.

Les sanctions vont aussi être aggravées pour les conducteurs téléphonant au volant. Cette infraction donnera désormais lieu à une contravention de 4e classe, soit un retrait de trois points sur le permis au lieu de deux. Même durcissement en cas d'usage d'un "appareil à écran" autre qu'un GPS - 1 500 euros d'amende et trois points contre 135 euros et deux points -, ou encore la circulation sur la bande d'arrêt d'urgence. L'accent est également mis sur les deux-roues motorisés, qui représentent "environ 24 % des personnes tuées sur la route pour moins de 2 % du trafic".

Le port d'un équipement rétroréfléchissant va devenir obligatoire, ainsi que la formation en cas d'interruption de conduite d'un deux-roues pendant cinq ans ou plus. Quant aux plaques d'immatriculation, elles seront de plus grande taille afin de rendre "plus opérants les contrôles".

Ces décisions ont été prises à l'occasion d'un comité interministériel convoqué en urgence autour de François Fillon en raison de la hausse sensible du nombre de morts sur les routes depuis le début de l'année (+ 10 %). Certaines de ces mesures devront passer devant le Parlement, a précisé l'entourage du Premier ministre, sans autre indication.

Source: Le point.fr

Education nationale : les priorités de la rentrée 2011.


La circulaire de rentrée 2011 est parue au bulletin officiel n°18 du 5 mai 2011. Elle définit les champs d'action prioritaires du ministère de l'Education nationale pour les élèves de la maternelle au lycée.
En vue de la rentrée 2011, la circulaire fixant les priorités d'action du ministère de l'Education nationale a été adressée aux recteurs d'académie et à l'ensemble des inspecteurs de l'Education nationale. L'objectif de la rentrée 2011 est "d'améliorer les acquis des élèves significativement et durablement à tous les niveaux de la scolarité", souligne la circulaire.

Dans les enquêtes nationales et internationales, la France est en position moyenne et des écarts importants entre élèves français sont observés (entre une frange étroite d'excellents élèves d'une part - 9,6 % - et des élèves en grande difficulté d'autre part -19,7 %). Trois grands axes déterminent la politique éducative qui sera menée en France à la rentrée 2011.

Améliorer les acquis et les résultats des élèves
Les élèves français, de l'école primaire au collège, doivent maîtriser des savoirs fondamentaux, tous regroupés dans un socle commun de connaissances et de compétences. Les apprentissages des élèves sont mesurés à trois moments clés de leur scolarité : en CE1, CE2 et en troisième. Un livret atteste des compétences acquises par chaque élève pendant la scolarité obligatoire. Cette année, la maîtrise du socle commun est obligatoire pour obtenir le diplôme national du brevet.

Les évaluations en CE1 et CM2 permettent de réaliser un bilan individuel et collectif du niveau des élèves afin de repérer leurs difficultés et de proposer à ceux qui en ont besoin un dispositif d'aide personnalisée.

En 2010, le ministère de l'Education nationale a lancé un plan pour prévenir l'illettrisme afin d'amener progressivement tous les élèves à maîtriser la lecture et l'écriture. Cette année, pour apprendre du vocabulaire, "près de 100 000 enfants ont participé à l'élaboration d'un dictionnaire des écoliers, qui sera en ligne le 1er juin 2011, dont ils ont rédigé les définitions et les exemples", précise le ministère de l'Education nationale.

De plus, afin de permettre aux élèves de maîtriser les compétences de base en mathématiques, en sciences et en technologies, un plan pour les sciences et les technologies a été engagé par Luc Chatel en janvier 2011.

Améliorer les acquis et les résultats des élèves, c'est aussi poursuivre la réforme du lycée. La nouvelle classe de seconde a été mise en place à la rentrée 2010. A la rentrée 2011, la nouvelle classe de première et la terminale professionnelle seront mises en place, puis ce sera au tour de la terminale en 2012. La classe de première avec un tronc commun élargi facilitera le changement de trajectoire des élèves. Par exemple, un élève pourra passer d'une première scientifique à une première économique et sociale ou quitter la voie générale pour une première technologique.

Pour les élèves en difficulté et pour favoriser l'égalité des chances, des dispositifs innovants ont été mis en place : le programme collèges et lycées pour l'innovation, l'ambition et la réussite (Clair), les internats d'excellence et les établissements de réinsertion scolaire. Ils vont être consolidés et poursuivis.

L'établissement scolaire, pilier du système éducatif français
L'établissement, lieu de vie pour les élèves, doit garantir à tous un climat scolaire favorable. Les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et de laïcité sont au centre de la politique globale de l'établissement. Les élèves doivent pouvoir étudier dans un cadre serein. Ainsi, à l'issue des Assises nationales sur le harcèlement scolaire qui se sont tenues le 2 et 3 mai 2011, Luc Chatel a présenté un plan de lutte contre ce fléau. La lutte contre l'absentéisme scolaire et la lutte contre le décrochage scolaire (déclarée priorité nationale en 2009) se poursuivront également à la rentrée 2011.

L'établissement scolaire est aussi un lieu d'épanouissement personnel, de dépassement de soi, de rencontre avec l'autre. Dans cette optique, une expérimentation sur les rythmes scolaires (cours le matin et sport l'après-midi) a été menée dans 120 établissements (plus de 7 000 élèves) depuis la rentrée 2010.

En outre, de l'école primaire au lycée, de plus en plus d'élèves handicapés sont scolarisés en classe ordinaire. De 133 838 en 2005, ils sont passés à 187 490 en 2009-2010.

Accompagner les professeurs
La formation des enseignants est un facteur clé de réussite du système éducatif français. "Depuis la rentrée 2010, les enseignants sont recrutés avec un niveau de qualification plus élevé, de niveau bac+5. Les candidats suivent deux années de master, à l’université, pendant lesquelles ils se préparent progressivement à l’exercice de leur métier et peuvent faire des stages en classe, avant de passer les concours", explique le ministère de l'Education nationale.

La circulaire du 5 mai 2011 demande aux académies de prolonger leurs efforts d'accueil, d'accompagnement et de formation des stagiaires pour la rentrée 2011.