vendredi 14 octobre 2011

Restauration: Les produits frais bientôt signalés dans les menus .


Fernand Siré, député UMP, a fait adopter un amendement au projet de loi renforçant la protection de l'information du consommateur visant à rendre obligatoire la mention de l'usage de produits frais au restaurant.

Lundi 3 octobre, lors de la discussion à l'Assemblée nationale du projet de loi renforçant les droits, la protection et l'information du consommateur, le député UMP des Pyrénées-Orientales Fernand Siré a fait adopter un amendement rendant obligatoire l'affichage sur les cartes des restaurants des conditions d'élaboration des plats.

Pour justifier ce texte, Fernand Siré a fait valoir "que les consommateurs sont désormais de plus en plus soucieux de la qualité de leur alimentation et souhaitent en particulier disposer d'une information claire leur permettant de savoir si les plats qui leurs sont proposés dans les établissements de restauration ont été ou non confectionnés dans l'établissement et s'ils sont basés sur des produits frais." Outre, l'information des consommateurs, cette mention "permettra également de valoriser la cuisine faite sur place et le travail des restaurateurs qui s'attachent à maintenir la grande exigence de la gastronomie française".

Si une telle mesure a été accueillie favorablement au sein de l'Assemblée, Daniel Fasquelle (député UMP du Pas-de-Calais) a toutefois souhaité élargir le champ d'application de cette mesure, initialement réservée aux seules entreprises qui exploitent un fonds de commerce de restauration, "aux personnes ou entreprises qui transforment ou distribuent des produits alimentaires dans le cadre d'une activité de restauration, permanente ou occasionnelle."

Un dispositif novateur

Si Frédéric Lefebvre, secrétaire d'État au Tourisme se déclare favorable à un tel dispositif, qu'il qualifie d'extrêmement novateur, il souhaite cependant organiser au préalable une réunion de concertation avec les professionnels, afin de définir avec eux le dispositif à mettre en oeuvre. Un arrêté ministériel viendrait alors en définir concrètement les modalités d'application.

Roland Héguy, président confédéral de l'Umih, déplore le manque de concertation sur ce texte. "Je retiens que le ministre s'est engagé à une concertation et l'Umih y participera activement", ajoute-t-il. En outre, il invite l'auteur de l'amendement, Fernand Siré, à venir en discuter au congrès annuel de l'Umih, en novembre à Saint-Malo (35).

Pour le Synhorcat, il était primordial d'éviter toute distorsion de concurrence entre les professionnels exerçant une activité de restauration. Didier Chenet, président du syndicat, se félicite que son organisation ait été entendue et précise que le Synhorcat continuera de travailler sur ce dossier en participant, dans les prochaines semaines, à la définition de ces modalités d'information avec le cabinet du secrétaire d'État au Tourisme.

En revanche, cette mesure a été accueillie avec beaucoup plus d'enthousiasme par Claude Izard, président des Cuisineries gourmandes qui déclare : "Voilà une mesure qui va permettre de rendre la restauration limpide vis-à-vis du consommateur, fini les professionnels qui cachent la vérité des produits. Le consommateur saura et pourra faire le choix. Cette mesure n'est pas faite pour faire disparaître les formes de restauration qui utilisent ces produits, mais pour rendre la concurrence plus juste. Le mot 'boulangerie' n'a pas retiré les 'points chauds', bien au contraire ! Cette révolution permettra un bond en avant de la qualité dans les restaurants, mais elle permettra aussi une meilleure formation professionnelle et un bond en avant de l'attrait pour notre métier. Au final, le consommateur sera gagnant."

Primaire PS : François Aubry versus Martine Hollande ?


Les finalistes de la primaire sont d'accord sur presque tout, hormis le rythme de réduction du déficit. Une différence de taille.

Bonnet blanc et blanc bonnet, Martine Aubry et François Hollande ? Le débat de l'entre-deux-tours de la primaire a pu donner l'impression que les deux finalistes socialistes ne se différencient pas tant sur le fond, mais sur la forme. Au cours d'un échange d'arguments techniques mercredi soir, les deux concurrents ont défendu les mêmes orientations. Mais la discussion a bel et bien viré à la confrontation sur deux points essentiels : le rythme de réduction des déficits publics, et le contrat de génération, mesure-phare du député de Corrèze.

"Je ne prends pas un engagement que je ne peux pas respecter"

Les deux candidats se retrouvent sur l'impératif de revenir dans les clous du Pacte de stabilité et de croissance (3 % de déficit) d'ici 2013, comme la France s'y est engagée devant l'Union européenne, et non plus en 2014, comme le prévoit le projet du parti. Mais le consensus s'arrête là.


Contrairement à François Hollande, Martine Aubry refuse catégoriquement de s'engager à revenir à l'équilibre en 2017. "Je pense que ce n'est pas possible de l'annoncer. Je ne dis pas qu'on ne pourra pas le faire, mais cela dépendra de la conjoncture internationale. (...) Moi, je ne prends pas un engagement que je ne peux pas respecter. (...) Si je le prenais, ça voudrait dire que je mets tout sur les déficits, et il n'y aura pas de croissance, pas de rentrées fiscales."

"Je le dis en toute amitié à François, ça ne marche pas"

Réponse de l'intéressé : "Le plus difficile, c'est la marche vers 2013. (...) Et puis après, pour passer de 3 % à un peu plus de 0 % (en 2017, NDLR), (...) c'est pas le plus difficile : ça sera moins de 1 % par an." François Hollande défend son engagement par la nécessité de dégager des marges de manoeuvre : "Moi, je préfère payer des professeurs plutôt que payer des dettes, (...) Aujourd'hui, le premier budget de l'État, c'est le paiement des intérêts de l'emprunt. C'est plus important que le budget de l'enseignement scolaire !" Mais il ne dit pas un mot sur le moyen d'y parvenir... Le régime du docteur Hollande, rigueur ou relance, dépendra en fait du niveau de croissance.


La maire de Lille, elle, est plus précise. Elle jure qu'elle affectera 50 % de ses marges de manoeuvre au financement de ses priorités politiques et 50 % seulement à la réduction des déficits. Une perspective plus réjouissante pour les Français, mais qui pourrait s'avérer difficile à tenir en cas de trou d'air...


Autre divergence, le contrat de génération. La mesure de François Hollande, qui prévoit des exonérations de charges pour les employeurs pour ceux d'entre eux qui embaucheraient un jeune tout en conservant un senior, ne trouve pas grâce aux yeux de Martine Aubry. "Tout système fondé sur les exonérations de charges pour les jeunes n'a jamais marché. À chaque fois, ça a coûté très, très cher, et ça crée des effets d'aubaine. (...) Le contrat de génération, je le dis en toute amitié à François, ça ne marche pas."


Bon prince, François Hollande n'en prend pas plus ombrage que ça. Il soutient sans ambiguïté la grande idée de la maire de Lille, qui est aussi inscrite dans le projet du parti : 300 000 contrats d'avenir, nouvelle mouture des emplois-jeunes de l'époque Jospin. Mais à condition qu'elle soit réservée aux jeunes des quartiers en difficulté.

Source: Le point.fr

jeudi 13 octobre 2011

L'Assemblée vote l'interdiction du bisphénol A


Le texte adopté à l'unanimité prévoit le retrait de la substance chimique du marché à compter du 1er janvier 2014.


Le bisphénol A (BPA), une substance chimique potentiellement dangereuse, sera interdit en France dans les conditionnements alimentaires à partir du 1er janvier 2014. Les députés français ont adopté à l'unanimité mercredi une proposition de loi socialiste en ce sens et le Sénat, désormais majoritairement à gauche, adoptera ce texte en novembre.

L'examen de ce texte intervient quelques jours après la publication par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) de deux rapports prônant la réduction des expositions au BPA des populations les plus vulnérables comme les jeunes enfants. Le bisphénol A est utilisé notamment dans la fabrication des films plastique qui recouvrent l'intérieur de contenants alimentaires comme les canettes et les boîtes de conserve ou les composites dentaires.

Trouver des alternatives

Le texte propose d'interdire à partir du 1er janvier 2014 la fabrication, l'importation, l'exportation et la mise sur le marché de tout conditionnement alimentaire comportant du BPA. Ce délai a pour objet de permettre aux industriels de mettre au point des substituts et aux autorités sanitaires de vérifier leur innocuité. La proposition prévoit également l'obligation d'indiquer sur les contenants alimentaires la présence de BPA afin de mettre en garde "les populations à risque, les femmes enceintes et allaitantes et les enfants de moins de trois ans".

Le ministre de la Santé a annoncé qu'une plaquette tirée à 800 000 exemplaires mettant en garde contre les risques du BPA allait être distribuée via notamment les maternités. Xavier Bertrand a fait adopter un amendement qui interdit à partir du 1er janvier 2013 l'utilisation du BPA dans tous les contenants alimentaires pour les enfants de moins de trois ans. Cet amendement modifie ainsi la loi du 30 juin 2010, qui suspend la commercialisation de biberons produits à base de BPA. L'Anses devra transmettre au plus tard le 31 octobre 2012 au Parlement un rapport sur les substituts au bisphénol A.

Source: Le point.fr

lundi 19 septembre 2011

Baroin met le projet économique du PS à la poubelle.


Le projet socialiste pour l'élection présidentielle de 2012 est bon à jeter à la poubelle, a estimé dimanche le ministre français de l'Economie, toujours confiant quant au retour de la croissance.
C'est l'argument répété en boucle par la droite ces dernières semaines: le projet économique du PS plomberait les finances du pays, précipiterait sa ruine. En cause, la création d'"emplois d'avenir" réservés aux jeunes, de postes de professeurs et de policiers.

"Il faut qu'ils s'essuient les yeux sur les fumigènes, ils ne voient plus rien, ils sont sourds, ils ne voient pas ce qui se passe dans le monde", a ainsi déclaré François Baroin, invité du Grand Rendez-vous Europe 1-i>Télé-Le Parisien.
"Il faut qu'ils mettent à la trappe, qu'ils jettent à la poubelle leur projet. Il faut qu'ils oublient ce projet de créer des emplois publics et d'augmenter de plus de 50 milliards les impôts", a-t-il ajouté.

Le "courage" et l'"expérience" de Nicolas Sarkozy, dont la cote de popularité est très faible, fera selon lui la différence pour des Français le moment venu.
François Baroin a également jugé "surréaliste" la venue de trois candidats à la primaire PS -Ségolène Royal, Martine Aubry et Arnaud Montebourg- samedi à la Fête de l'humanité.

"Ils ne sont pas venus serrer la main de Jean-Luc Mélenchon. Ils ont baisé les babouches en se faisant insulter et en disant merci. Un bon résultat", a-t-il ironisé.

Mais le ministre de l'Economie a d'autres soucis que de s'occuper des socialistes. Il va devoir ficeler un plan de rigueur, tout en comptant sur un retour de la croissance pour lui éviter de prendre des décisions trop impopulaires, à quelques mois de la présidentielle.

Pas de hausse généralisée des impôts en 2012

Sur ce plan, le locataire de Bercy s'est dit confiant: "On a corrigé la croissance à la sortie de l'été. On était sur une ligne à 2%. On l'a corrigée à 1,75 et nous avons des raisons sérieuses de considérer que c'est atteignable."
Il a estimé que le gouvernement a pris les mesures nécessaires avec son vaste plan d'austérité pour 2011 et 2012, présenté fin août, qui devrait permettre de rapporter 12 milliards d'euros de recettes à l'Etat.

"On a pris les mesures nécessaires pour garantir ce qui est le plus important", a assuré François Baroin. "Il n'y aura pas un euro de dépassement en termes de déficit par rapport à ce que nous avons pris comme engagement", a-t-il insisté.
Si le gouvernement a choisi de raboter certaines niches fiscales, "il n'est pas question une seconde d'avoir une hausse généralisée des impôts" en 2012, a encore martelé le ministre.

Source: L'express.fr

mercredi 14 septembre 2011

François Fillon : "il ne peut y avoir de doute sur notre engagement à protéger la zone euro .


Le Premier ministre François Fillon a prononcé, lundi 12 septembre à Paris, le discours de clôture du colloque international organisé par le Centre d’analyse stratégique (CAS) : "La croissance de demain".

"Il ne peut pas y avoir de doute sur notre engagement à protéger la zone euro. C'est un impératif politique : l'histoire ne recule pas", a souligné le Premier ministre. Tous les progrès réalisés pour protéger la zone euro ont été "possibles parce que nous sommes revenus aux fondamentaux de la construction européenne, à commencer par la solidarité dans l'adversité. Cette solidarité ne doit pas et ne sera pas rompue", a-t-il assuré.

A l'origine de la crise, l'endettement excessif, note le Premier ministre : "la dette publique rend les Etats vulnérables". "Pour retrouver des marges de manœuvre dans notre politique budgétaire, nous devons travailler […] à faire retomber l'endettement public en deçà de 60% du PIB" a-t-il ajouté. "Pour un désendettement réussi, il faut une politique d’assainissement budgétaire. C'est le sens de l'appel de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel en faveur de la règle d'or pour tous les membres de la zone euro", a souligné le Premier ministre.

Mais alors que "certains s’inquiètent des conséquences de cette politique pour la croissance", "le contexte est plus favorable qu’il n’y paraît pour mettre en place des politiques de désendettement public en Europe", plaide le Premier ministre. "D’abord parce que les bilans des entreprises et des ménages dans les pays du cœur de la zone euro sont sains". Et également parce qu'en France notamment, les politiques d'assainissement budgétaire s'appuient "sur des réformes structurelles qui stimulent l'activité et qui ne pénalisent pas la croissance à court terme", a précisé François Fillon.

Pour la croissance de demain, "l'amélioration de notre compétitivité est la clé" a enfin souligné le Premier ministre, ajoutant que "l'Europe a tous les atouts pour construire un chemin de croissance original", notamment grâce à la croissance verte et au développement de l'économie numérique.

Un seul objectif : la victoire en 2012 !!!


Unie et rassemblée, la famille UMP a lancé à Marseille la campagne présidentielle 2012
Main dans la main, François Fillon et Jean-François Copé ont appelé les militants au devoir de vérité et de courage Rassemblée et enthousiaste. La famille UMP dans toutes ses composantes, forces et sensibilités, venue de toutes les régions de métropole et d’Outre-mer, était à l’unisson dimanche matin autour de Jean-François Copé et de François Fillon pour lancer officiellement depuis Marseille, « cette ville où le PS ne sent pas la rose », la campagne présidentielle 2012 de l’UMP autour de son candidat naturel : Nicolas Sarkozy.

Et Nicolas Sarkozy, notre président de la République, était dans les cœurs, les esprits et les cris enthousiastes et porteurs des 6 000 militants présents à Marseille lors de cette troisième et dernière journée d’un Campus qui restera inscrit dans la vie de notre mouvement tant par son organisation que par la ferveur suscitée.

Aux premiers d’entre eux les 2000 Jeunes Populaires et Jeunes Actifs qui, par la voix de Benjamin Lancar et Franck Allisio, ont prêté le « serment de Marseille ».

« Nous sommes prêts à nous lever, à tout donner. A tout donner pour notre famille politique, à porter notre projet pour la France, pour et autour de Nicolas Sarkozy. La France mérite mieux qu’un président normal. Nicolas Sarkozy ne rêve pas, il agit, lui », lançaient-ils de concert.

Le pilote, nous l’avons !

Et l’action de Nicolas Sarkozy, si déterminante, si salvatrice pour l’avenir de la France, de l’Europe et de l’organisation policée de notre monde, chacun à leur tour Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, Jean-Claude Gaudin, président du groupe UMP au Sénat, Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale et Gérard Larcher, président du Sénat, l’ont saluée.

Tout en insistant chacun et avec force sur la nécessité de l’unité de notre famille à l’approche d’une échéance si capitale. D’autant, souligne Christian Jacob, que « le pilote, nous l’avons : c’est Nicolas Sarkozy. Il est ce moteur indispensable pour la France, pour l’Europe. Il faudrait avoir des œillères pour pouvoir contester cela ».

« Fier » du travail accompli par la majorité depuis le début de ce quinquennat, « nous devons plus que jamais exprimer nos convictions », poursuit Christian Jacob fustigeant « l’immobilisme, la paralysie des neurones » d’un PS plus préoccupé de ses primaires que de l’avenir de la France.

Vérité et courage

A ce travail de la majorité, le sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, y a associé l’ « inoxydable » François Fillon. « Vous tenez le cap des réformes et du redressement de la France. Votre politique correspond à l’intérêt du pays. En cela vous faites honneur à tous ceux qui participent et soutiennent ce travail et à votre famille politique».

Ce « discours de vérité et de courage » du Premier ministre comme l’action de Nicolas Sarkozy « qui a su garder par gros temps le cap de l’avenir, qui a donné force, engagement et dignité à notre pays » sont autant d’éléments qui font entrevoir à Gérard Larcher la victoire en 2012. Une victoire qui ne peut avoir d’existence sans, selon lui, la force d’un troisième pilier : l’UMP. « Sous l’impulsion de Jean-François Copé, l’UMP ouvre les débats que d’autres s’interdisent, ouvre la voie à un air frais, offrant ainsi une vraie vision d’avenir s’appuyant sur un bilan ».

Marquant comme beaucoup d’autres son « bonheur » de partager un tel moment, Bernard Accoyer a été impressionné par l’affluence de ce campus (plus de 10 000 personnes sur les 3 jours). Pour lui, « si nous sommes si nombreux, c’est que rarement la France aura eu autant besoin de se rassembler pour défendre, face à la gauche, les valeurs qui nous sont chères : celles de la France de toujours ».

Une envie de vivre et de réussir ensemble

Et cette France, « c’est pour elle que nous sommes réunis, c’est pour elle que nous sommes engagés et c’est pour elle que, chaque jour, nous nous battons, tous unis avec Nicolas Sarkozy », reprend Jean-François Copé notant combien l’action du président de la République s’inscrivait dans le patriotisme du XXIème siècle, « fidèle à ses racines, ouverte sur les autres et le monde avec cette envie de vivre et de réussir ensemble ».

Invitant sans relâche notre formation politique à s’ouvrir au monde, Jean-François Copé a invité les participants de ce campus à prendre un peu de hauteur. Et de regarder notre pays, la France, sous un autre angle : 5ème force économique mondiale, pays où l’on vit le mieux au monde et pays qui ne représente que 0,5% de la superficie mondiale et à peine 1% de la population dans ce « nouveau monde qui est en train de naître ».

Les récentes crises (financière, économique, sociale, environnementale, géopolitique) sont autant de mutations profondes qui rebattent les cartes entre les peuples, les nations et les continents.

Autant de situations qui nous obligent à « être lucides sur la gravité des enjeux », autant de situations qui « nous engagent à la vérité et au courage », souligne Jean-François Copé pour qui « le devoir de courage c’est d’abord de prendre les décisions nécessaires pour réduire rapidement les déficits. Dans le contexte mondial tourmenté que nous connaissons, ce qui compte c’est la solidité et la réactivité des dirigeants ». Ni Martine Aubry, ni François Hollande n’ont ces aptitudes. Leur refus de voter la règle d’or prouve que l’intérêt supérieur de la France et des Français n’est pas dans leur programme. Et que décidemment, rétrogrades et passéistes, il ne peuvent s’inscrire dans le nouveau monde qui se créé.

3 priorités pour préparer l’avenir

« Ce nouveau monde, ce n’est pas la fin de la France, c’est une nouvelle espérance », estime Jean-François Copé qui fixe dans ce nouveau contexte 3 priorités pour préparer l’avenir :


changer notre modèle de croissance en dépensant moins et créant plus, en remplaçant la dette par le travail et l’innovation, en allant chercher la croissance au-delà de nos frontières. Simplifier notre rapport au travail, alléger le coût du travail (par notamment la TVA anti-délocalisation), transformer notre tissu industriel en misant sur la croissance de nos entreprises intermédiaires… sont autant de pistes évoquées par notre secrétaire général, fruits notamment de nos conventions


l’éducation « parce qu’il n’y a pas de grande nation soudée et puissante sans un effort éducatif ambitieux : autonomie des équipes éducatives, développement des classes métiers-études, validation des savoirs fondamentaux à l’entrée du collège…


renforcer notre pacte républicain. « Soyons fermes sur nos valeurs et sur le respect d’un principe simple : l’équilibre des droits et des devoirs. Sans cet équilibre notre communauté nationale se déchire et les égoïsmes prennent le pas sur le bien commun», souligne Jean-François Copé.

3 priorités pour un objectif : mener à la victoire. Avec un engagement de tous fondé sur le cœur et la générosité, « ce mot que l’on n’ose plus prononce alors qu’il est le plus beau de tous ».

Lucide sur les enjeux

Aux jeunes militants de l’UMP, François Fillon, à l’instar de Jean-François Copé, a conseillé d’être lucides sur les défis et contraintes qui pèsent sur notre avenir. « Avoir 20 ans, note-t-il, ce n’est pas nécessairement courir derrière des illusions et ce n’est pas exiger de la société plus qu’elle ne peut vous donner. Exigez la vérité plutôt que les mirages, choisissez l’action plutôt que la commisération », lance-t-il, s’étonnant de certaines mesures préconisées par le PS : « quelles valeurs servent-elles ? Est-ce celles de l’audace ? Est-ce celles du mérite ? Est-ce véritablement celles de la solidarité ? Où est-ce l’annonce mensongère d’une existence sans défis ? »

Cette vérité et ce courage, François Fillon l’exige également sur le débat de la dette (règle d’or) auquel le PS préfère la fuite et la déresponsabilisation. « Tout parti et tout programme ignorant les contraintes financières devra être considéré comme inconséquent », prévient-il.

Unité, condition de notre réussite collective

Dans la campagne présidentielle ouverte par l’UMP ce week-end au Campus de Marseille, François Fillon a assuré qu’il y prendrait « toute sa part » et a demandé à tous les membres de notre famille politique d’adhérer aux trois engagements du pacte de Marseille : rester unis autour du président de la République « car l’unité est la condition de notre réussite collective ; porter haut nos valeurs et défendre notre action face au front conservateur qui va aujourd’hui de l’extrême droite à l’extrême gauche ; continuer à bâtir notre projet « parce qu’il n’y a pas de victoire électorale sans domination intellectuelle ».

C’est toute la philosophie de la démarche de l’UMP initiée par Jean-François Copé qui organise, semaines après semaines, des conventions thématiques dans le cadre du Projet 2012 de l’UMP pour apporter des réponses concrètes aux questions des Français et servir notre idéal commun : la République.

jeudi 30 juin 2011

Xavier Bertrand : "Nous devons redonner confiance aux Français dans notre système du médicament" .


Xavier Bertrand et Nora Berra ont présenté les grandes lignes du nouveau système du médicament après avoir reçu le rapport de synthèse des Assises du médicament le 23 juin. Objectif : restaurer la confiance des Français dans le médicament.

"Les Français ont besoin d'avoir confiance en leur médicament", a déclaré Xavier Bertrand qui a rappelé que le rapport de l'Igas de janvier 2011, à la suite du drame du Mediator, "avait établi clairement qu'il y a eu des défaillances graves dans le fonctionnement de notre système du médicament et de notre police du médicament." D'où l'objectif de "rebâtir un nouveau système du médicament, un nouveau système de sécurité sanitaire.[…] C'est la condition de la confiance dans nos médicaments."

Au cœur de la réforme, la pharmacovigilance sera accrue. Désormais, le médicament sera suivi "tout au long de sa vie" selon les termes du ministre de la Santé. Les notifications des médecins sur les effets indésirables seront simplifiées et favorisées. Les alertes ne pourront plus rester lettre morte : un dispositif de médiation présent au sein de chaque institution de santé permettra de recevoir les recours en cas de non traitement d'une demande ou d'un dossier.

"Nous n'attendons pas simplement d'avoir plus de médicaments, mais d'avoir des médicaments qui soignent mieux, ou au moins aussi bien que possible", a déclaré Xavier Bertrand. Ainsi en France, pour être remboursé, tout médicament devra apporter la preuve de sa valeur ajoutée thérapeutique (VAT). A l'échelon communautaire, Xavier Bertrand a précisé la position française : cette même VAT doit être prise en compte dans le processus d'octroi de l'autorisation de mise sur le marché (AMM). Concrètement, il s'agit d'évaluer le nouveau produit par rapport à celui de référence sur le marché. "Un combat que j'entends mener au niveau européen", a déclaré le ministre qui rencontrera le commissaire européen John Dalli, la semaine prochaine.

Xavier Bertrand a également annoncé une "réévalution du rapport bénéfice/risque des médicaments les plus anciens". "Nous consommons trop de médicaments en France"(1), a-t-il déclaré.
Création d'un portail public du médicament

Parmi les mesures fortes, le ministre de la Santé a annoncé la création d'un Comité stratégique de la politique des produits de santé et de la sécurité sanitaire. Il se réunira toutes les semaines en comité opérationnel avec un représentant du ministre, et tous les trimestres en comité stratégique, sous la présidence du ministre lui-même.

Un portail public du médicament est créé. Un site destiné à devenir la référence tant pour les professionnels que pour le grand public regroupera les informations de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament), de la HAS et de l'Assurance maladie. Il permettra de disposer d'une information publique, indépendante et de qualité.

L'Afssaps est réformée. Dirigée par Dominique Maraninchi depuis le 22 février(2), l'Afssaps devient l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). L'ANSM bénéficiera d'un nouveau mode de financement qui sera assuré par des subventions de l'Etat, lequel percevra des taxes et des redevances de l'industrie pharmaceutique. De plus, afin d'assurer une meilleure vigilance sur les sujets à traiter, la mobilité des postes à responsabilité sera la règle.

La réforme du médicament se décline en trois grands axes :

lutter contre les conflits d'intérêt et pour la transparence des décisions.
mettre en place un système qui face que le doute doit bénéficier au patient.
mieux informer les patients et mieux former les professionnels de santé.